Projets soutenus

Résultats des derniers AAP Fonds d’Investissement

 

Appel à Projets 2015

 

DIPTA ou comment développer un traitement pour soulager les douleurs neuropathiques.

 

Investissement : 315 000€ sur une période de 18 mois

 

A l'heure actuelle, les médecins disposent de très peu d'options thérapeutiques pour soulager les douleurs neuropathiques. Les traitements pharmacologiques actuels sont très fréquemment associés à des effets secondaires gênants. Il existe ainsi un besoin important de nouveaux traitements efficaces, ne causant que peu ou pas d'effets secondaires, et n'interagissant pas avec d'autres médicaments.

Partant de ce constat, les Professeurs Jean-Jacques Bourguignon (Laboratoire d’Innovation Thérapeutique UMR 7200 CNRS – Unistra) et Michel Barrot (Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives – UPR 3212 CNRS) ont identifié un nouveau mécanisme d’action. Ils ont pu caractériser quelques composés pour leurs propriétés à bloquer l’hyperalgésie (allodynie) induite chez la souris par lésion du nerf sciatique dans le cadre d’une première étape de « prématuration «  pour un montant de 8600€.

Aujourd’hui, l’investissement consenti pour la maturation va permettre à ces deux équipes de recherche de :

  • caractériser la molécule la plus prometteuse pour ses propriétés in vitro et in vivo
  • générer la preuve de concept dans des modèles animaux de la douleur neuropathique

 

 

CoMet ou comment proposer des encres conductrices novatrices

 

Investissement : 371 206€ sur une période de 18 mois

 

Ce projet est piloté par Lavinia Balan de l’Institut de Sciences des Matériaux de Muhouse (CNRS-UHA)

CoMet porte sur le développement d’un revêtement métallique photopolymérisable avec des propriétés conductrices et miroir. Ces propriétés sont possibles grâces à 2 couches crées automatiquement par photopolymérisation en une seule étape :

  • La première : des nanoparticules agrégées qui forment un film miroir métallique à la surface
  • La seconde : un composite avec nano-particules mélangées

La formulation de ce revêtement est green : sans solvant et sans nanoparticules métalliques ajoutées contrairement aux encres conductrices actuelles. 

Testés actuellement avec des précurseurs d’argent et d’or et sur différents supports, l’application visée concerne les encres conductrices

 

L’investissement de Conectus Alsace va permettre de :

  • Valider les propriétés du revêtement avec une démonstration
  • Optimiser la formulation
  • Tester la fiabilité (chocs, températures…)
  • Etudier les coût et la sécurité au regard de REACH

 

 

Crédit photos IS2M

 

FEEL++4FASTSIM ou comment rendre la simulation numérique accessible aux non-experts

Investissement 307 000€ sur une période de 18 mois

 

Ce projet est piloté par Christophe Prudhomme (Equipe Modélisation et contrôle de l’Institut de Recherche Mathématique avancée, UMR 7501 – CNRS Unistra)

L’équipe de recherche a développé une librairie open source (Feel++) utilisée actuellement par un consortium universitaire et le Cemosis (Centre de Modélisation et de Simulation de Strasbourg) pour la modélisation, la simulation et l’optimisation de systèmes complexes et multi-physiques par ordinateur. Ces systèmes complexe sont présents dans toutes les branches de l’industrie, que ce soit un moteur de véhicule, un électro-aimant ou un matériau composite. Pour réduire les coût de conception, la simulation numérique permet de s’affranchir de prototypes physiques et de tester différents scénarii de fonctionnement dans un environnement simulé. Feel++ met à disposition des méthodes numériques avancées pour calculer les modèles mathématiques en temps-réel et en exploitant intelligemment les ressources des supercalculateurs.

Le but de la maturation est de s’appuyer sur cette plateforme existante pour créer une automatisation du processus de simulation temps-réel avec certificat de fiabilité. Elle sera accessible par l’intermédiaire d’interfaces graphiques intuitives permettant de définir, produire, visualiser et analyser ses simulations.

La simulation numérique sera ainsi plus accessible aux entreprises qui n’en n’ont pas actuellement les ressources internes.

L’investissement consenti par Conectus Alsace va permettre de :

  • Automatiser l’exploitation de la librairie
  • Rendre la modélisation accessible dans le Cloud ou des infrastructures déportées
  • Gérer la puissance de calcul
  • Adapter les interfaces et les outils d’analyse en fonction des domaines d’application
Crédit photos Cemosis

 

ISC ou comment développer un modèle en rupture de caméra ultrarapide

 

Investissement 177 000€ sur une période de 18 mois

 

Ce projet est piloté par Wilfried Uhring  (Laboratoire Icube Equipe Systèmes et Microsystèmes Hétérogène- CNRS –Unistra).

ISC porte sur le développement d’une nouvelle architecture intégrée de caméra ultrarapide. L’innovation, porte sur le fait que contrairement aux modèles existants, le capteur est complètement intégré sur silicium (technologie CMOS, aucune pièce mécanique ou optique annexe). Ce qui offre une rupture en coût, et en encombrement, une meilleure robustesse et une fiabilité supérieure.

L’investissement va permettre à l’équipe de recherche de développer un prototype représentatif série du capteur CMOS.

 

 

CilioKid ou comment traiter les ciliopathies de type Bardet Biedl et syndrome Alströme

Investissement 354 000€ sur 18 mois

 

Ce projet est porté par Vincent Marion (Laboratoire de génétique médicale U1112 – Inserm)

Les ciliopathies telles que Bardet Biedl ou le Syndrome Alströme, présentent des défauts rénaux qui sont accentués au cours de la vie du patient du fait de la surexpression d’un biomarqueur qui conduit in fine à la dégénérescence du rein et à la mort du patient.

Le but de CilioKid est de développer un anticorps thérapeutique neutralisant pour empêcher la progression de la maladie, stopper la dégénérescence rénale et ainsi augmenter l’espérance de vie.

L’investissement de Conectus Alsace permettra de développer un anticorps, de le valider in vivo et de le caractériser.

 

 

HDCK Switch ou comment sécuriser les thérapies cellulaires

 

Investissement 222 100€ sur une période de 18 mois.

Ce projet est porté par Matteo Negroni (Equipe de Recherche Architecture et Réactivité de l’ARN – IBMC – CNRS UPR 9002) et l’Etablissement Français du Sang de Besançon.

HDCK Switch porte sur un gêne de sécurité, intégré à des cellules dans le cadre de thérapies cellulaires pour pallier les effets secondaires et tuer sélectivement les cellules en prolifération.

L’investissement va notamment permettre de valider ce gène de sécurité sur un modèle de GVHD, de le tester in vivo et de le comparer aux deux gènes de sécurité présents actuellement sur le marché (HSV-TK et iCasp9).

Le but étant de mettre en avant sa propriété « sélective » et son non immunogénéité.

 

 

BETAKIN ou comment favoriser la sécrétion d’insuline et préserver les cellules β du pancréas d’un patient diabétique

Investissements : 363 400 € sur une période de 18 mois

Ce projet est piloté par Romeo RICCI de l’IGBMC (CNRS – Inserm – Université de Strasbourg) en co-conception avec un industriel.

La stratégie proposée dans le projet BETAKIN vise à mettre au point un nouveau traitement du diabète de type 2 non insulinodépendant, en permettant l’augmentation des capacités de sécrétion de l’insuline. Cette stratégie doit également permettre la protection des cellules β pancréatiques qui défaillent de façon chronique au cours de la pathologie, à cause notamment de l’hyperstimulation du pancréas par un taux de sucre sanguin trop élevé.

 

L’équipe de recherche avait initialement mis en évidence que l’inhibition de la protéine kinase p38δ permet l’activation de la protéine kinase PKD1, ce qui  induit la sécrétion d’insuline par le pancréas. Une découverte récente de l’équipe a également permit de relier la voie p38δ- PKD1 au contrôle du processus cellulaire d’autophagie, important pour la protection des cellules β pancréatiques. Ainsi, l’inhibition de p38δ doit également potentiellement promouvoir la protection des cellules β pancréatiques contre la défaillance.
Grace à un crible réalisé suite de cette découverte, un inhibiteur chimique de p38δ a été identifié. Des résultats préliminaires obtenus avec un modèle murin diabétique montrent que cet inhibiteur permet de rétablir le taux de sucre sanguin d’une souris diabétique à un niveau normal.

 

L’investissement consenti pour la maturation doit confirmer l’intérêt de cet inhibiteur de p38δ comme nouvelle stratégie thérapeutique du diabète de type 2 et doit notamment permettre de :

  • Développer une formulation orale administrable à un modèle murin
  • Mener des études de pharmacocinétique et toxicologie
  • Réaliser une preuve de concept in vivo avec différents modèles murins de diabète de type 2

Crédits photo : Inserm/Lehuen, Agnès/Beaudoin, Lucie 

 

DiabetAlms ou comment favoriser l’absorption du glucose par les adipocytes

Investissements : 428 500 € sur une période de 18 mois

DiabetAlms a bénéficié en amont d’une phase de prématuration avec un investissement de 55 767 €.
  
Ce projet est piloté par Vincent Marion du Laboratoire de Génétique médicale de Strasbourg  (Unistra - Inserm).
L’équipe de recherche a mis en évidence que le défaut d’absorption du glucose par les adipocytes pouvait être un déclencheur de diabète de type 2.

 

La stratégie novatrice visée permettrait dans un contexte de patients résistants à l’insuline de réduire le taux de glucose sanguin en ciblant spécifiquement les adipocytes. 

 

Au sein des adipocytes, la protéine centrale ALMS1 s’associe avec deux protéines clés (TBC1D4 et αPKC) pour réguler l’entrée du glucose.

 

En absence d’insuline, ALMS1 interagit avec αPKC. Cette interaction est rompue sous l’effet de la voie de signalisation à l’insuline. ALMS1 va alors interagir avec TBC1D4 entrainant ainsi l’absorption du glucose dans les adipocytes. 

 

Le projet de pré-maturation en cours a pour objet l’identification de peptides interférents capables de casser l’interaction entre ALMS1 et αPKC pour favoriser l’interaction entre ALMS1 et TBC1D4 afin de permettre ainsi l’absorption du glucose sans insuline dans des adipocytes matures humains in vitro.

Le projet de maturation poursuivra la caractérisation de ces peptides et a pour objet de montrer l’intérêt de cette nouvelle stratégie innovante pour le traitement du diabète de type 2 dans un organisme entier.

Crédits photo : Inserm/Lacasa, Danièle

 

ZEOTAIL ou comment produire du propylène à base de méthanol

Investissement : 354 000 € sur 18 mois

Ce projet est piloté par Benoît Louis, de l’équipe Lasyroc de l’institut de Chimie de Strasbourg (Unistra – UMR 7177). 

 

L’équipe de recherche a identifié un nouveau catalyseur pour transformer le méthanol en propylène.

 

Actuellement, la production de propylène est majoritairement issue de l’industrie pétrochimique. L’un des principaux débouchés de cette production est la fabrication de polypropylène. Les projections pour les années à venir font état d’une demande croissante de plastique comme le polypropylène, ce qui met d’ores et déjà le marché en tension. L’usage de méthanol offre donc une alternative séduisante.

 

L’investissement de Conectus Alsace en co-conception avec un industriel du domaine va notamment permettre de financer plusieurs étapes :

  • La validation des propriétés du catalyseur 
  • L’optimisation des performances du catalyseur 
  • Son utilisation à plus grande echelle
  • Des études de sécurité et de coûts.

 

 

BHFO ou comment produire de l'hydrogène à partir de résidus de la vigne

Investissement : 383 000€ sur 18 mois

 

Ce projet est mené sous la direction scientifique du Professeur Barbara Ernst de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS – Unistra), en partenariat avec l’industrie.

Le projet découle d’une demande de brevet conjointe entre l’IPHC et le PAM (Procédés Alimentaires et Microbiologiques) -  l’Université de Bourgogne et Agro Sud Dijon.

 

L’équipe de recherche a développé une méthode de production d’hydrogène par fermentation à partir de résidus de la biomasse vinicole. En parallèle, les chercheurs ont mis au point un système efficace de production et d’extraction en continu d’hydrogène. Il s’agit de produire une énergie propre à partir de ressources peu valorisées jusqu’à présent.

 

En effet, la combustion de l’hydrogène avec l’air ne produit que de l’eau. L’utilisation de l’hydrogène à des fins énergétiques a donc un impact environnemental quasi nul, ce qui représente un intérêt majeur dans le contexte actuel de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sa production à partir de la biomasse, ressource renouvelable et abondante, en fait une alternative séduisante à la production d’origine pétrochimique aujourd’hui majoritaire.

 

L’investissement de Conectus Alsace va notamment permettre de financer plusieurs étapes :

  • Etudes économiques et de positionnement de la technologie dans la chaîne de valorisation pour définir les biomasses à travailler en priorité
  • Etudes techniques visant notamment à dimensionner, concevoir, et valider un réacteur pilote transposable rapidement dans l’industrie.
  • Analyses technologiques sur les biomasses, bactéries et sous-produits du système afin de mieux maîtriser cette fermentation.

 

La technologie développée intéresse en priorité les producteurs d’hydrogène, en apportant une nouvelle source de production d’énergie et une technologie innovante de production et d’extraction de gaz.

Image courtesy of ponsulak at FreeDigitalPhotos.net

 

Canclau ou comment prévenir le développement de l'hépatocarcinome

Investissement : 440 000€ sur 18 mois

 

Ce projet est mené par le Docteur Thomas Baumert, du laboratoire U110 Inserm-Unistra en collaboration avec l’Institut Hospitalo Universitaire (IHU) de Strasbourg.

 

L’hépato-carcinome est aujourd’hui le deuxième cancer le plus mortel dans le monde. 750 000 nouveaux cas sont diagnostiqués par an et autant de personnes meurent chaque année de ce type de cancer. A ce jour, les approches curatives sont limitées – il n’existe qu’un médicament sur le marché -  et la chimioprévention n’est pas efficace.

 

L’équipe de recherche du Docteur Thomas Baumert, a mis en évidence in vitro l’action d’un anticorps  - l’anti-Claudin1 - ciblant la protéine Claudin1, impliquée dans la pathogenèse de l’hépatocarcinome.

 

A terme, le projet vise à développer un anticorps dont l'objectif serait de prévenir le développement de l'hépatocarcinome, notamment chez des patients à risque élevé de récidives.

 

L’investissement de Conectus Alsace va permettre l’étude pré-clinique, sur l’animal, de l’action de l’anti-Claudin1 dans la prévention de l’hépatocarcinome.

 

NIR-Connect ou comment améliorer les performances des connexions laser-fibres optiques

Investissement : 314 500 € sur 18 mois

 

Ce projet est mené par Olivier Soppera de l’équipe Photon à l’IS2M, en collaboration avec Véronique Bardinal du LAAS à Toulouse. Ces 2 chercheurs ont mis au point un matériau spécifique pour améliorer les connexions entre les fibres optiques et les diodes laser.

Placée entre le laser et la fibre cette formulation va polymériser autour du rayon laser et créer  un  guide qui va transmettre la lumière à la fibre et grâce à sa structure, réduire les pertes de rendement.  

Par ailleurs cette méthode est plus tolérante et évite d’utiliser des techniques d’alignements précises et trop couteuses des composants opto-électroniques.

L’investissement de Conectus Alsace va notamment permettre de financer plusieurs étapes :

  • Optimisation du processus et de la formulation pour les longueurs d’onde utilisées fréquemment dans l’industrie
  • Réalisation de tests optiques, mécaniques et de vieillissement
  • Fonctionnalisation – création des connexions en angle

 

Ce projet a de nombreuses applications et peut être utilisé dans le transfert de données, les capteurs, la spectroscopie dans des secteurs comme le médical, l’industrie et la sécurité.

 

LymeVAC ou comment obtenir un vaccin canin efficace agissant sur la dissémination des Borrelia

Investissement 320 000€ sur 18 mois

 

Ce projet est piloté par le Professeur Nathalie Boulanger de l’Institut de Bactériologie du CHU de Strasbourg (Unité de recherche : Virulence bactérienne précoce - fonctions cellulaires et contrôle de l'infection aigüe et subaigüe (VBP) - EA 7290), avec le Centre Nationale de référence des Borrelia.

 

L’équipe de l’Institut de Bactériologie a identifié des antigènes important lors de la transmission précoce chez la souris, potentiels candidats vaccinaux contre la maladie de Lyme pour un usage vétérinaire, avec possibilité de le transposer sur l’homme en cas de succès. Aujourd’hui, tous les vaccins disponibles pour les animaux bloquent la transmission de la bactérie très en amont, en agissant dans la tique. Les candidats LymeVac sélectionnés, a contrario,  ont la particularité d’agir alors que l’inoculation a déjà eu lieu, au moment de la dissémination.

 

L’investissement consenti aujourd’hui par Conectus Alsace va permettre :

  • la validation des candidats vaccins sur le modèle chien 
  • la production des antigènes 
  • l’essai vaccinal sur des chiens.

 

Ce projet est développé en co-conception avec un industriel du domaine. 
A l’issue de ces phases, le projet sera valorisé via une licence vers le co-concepteur. Le vaccin sera alors commercialisé aux Etats-Unis en priorité, puis éventuellement en Europe.  

 

 

Thiapo 2 ou comment traiter l’hyperalgésie due à l’administration d’opiacés

Montant alloué : 340 300 € sur une période de 16 mois

 

En 2013, Conectus Alsace avait investi sur le projet THIAPO-NPFF, qui avait permis dans un premier temps d’évaluer l’intérêt thérapeutique d’un premier candidat médicament sur un modèle d’hyperalgésie chez la souris. En parallèle, la molécule a été caractérisée en termes de propriétés pharmacocinétiques et pharmacodynamiques.

Celles-ci se sont révélées insuffisantes et ont conduit à l’arrêt du projet de maturation sur cette molécule et à la mise en route d’un second projet, THIAPO 2, qui porte sur une  nouvelle famille chimique qui devrait permettre d’aller plus loin dans le développement du programme.

 

Pour répondre à la problématique des effets secondaires des opiacés, le Professeur Bourguignon du Laboratoire Innovations Thérapeutiques et Frédéric Simonin de l’équipe RCPG Douleurs et Inflammation de l’ESBS ont collaboré sur ce projet.

 

L’investissement de Conectus Alsace va permettre de :

  • Valider l’efficacité thérapeutique de cette nouvelle famille chimique
  • Etablir la preuve de concept de l’antagoniste du récepteur NPFF pour améliorer l’effet de la morphine dans les modèles de douleur

 

A l’issue des 16 mois de maturation, la suite sera dédiée au développement pré-clinique et clinique.

THIAPO 2 est développé en co-conception avec la société Domain Thérapeutics.

 

 

LIONS ou comment détecter simultanément les neutrons lents et rapides avec efficacité

Investissements : 306 500€ sur une période de 18 mois
LIONS a bénéficié en amont de deux phases de prématuration avec des investissements de 5 500 € sur 2 mois et 34 500€ sur 4 mois. 

 

Ce projet est piloté par Laurent Douce de l’Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg (CNRS - Unistra) et Louise Stuttgé de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS - Unistra). 

 

L’équipe de recherche a conçu et synthétisé de nouveaux matériaux organiques solides ayant la capacité à détecter à la fois les neutrons rapides et les neutrons lents de manière efficace. Ces matériaux produits à un prix compétitif peuvent être mis en forme facilement, et possèdent l’avantage d’être non-toxiques, ininflammables et stables à la température. 

Leurs applications peuvent être nombreuses : radioprotection, monitoring de réacteurs nucléaires, ou encore dans les domaines du médical, de la sécurité nucléaire et de la recherche fondamentale…

 

L’investissement consenti pour la maturation va permettre de :

  • réaliser une étude de marché (sélection du marché le plus porteur pour ces matériaux) couplée à une étude de coûts de production
  • prouver l’efficacité du matériau à détecter les neutrons sur toute gamme d’énergie
  • intégrer le matériau dans un scintillateur
  • effectuer un comparatif d’efficacité de ce scintillateur par rapport aux autres technologies

 

A l’issue du projet, Conectus valorisera LIONS en concédant une licence mondiale pour produire et utiliser ces matériaux. 

 

 

CytoRP ou comment immuniser les plantes face aux virus

Investissement 144 000€ sur 18 mois

CytoRP a bénéficié en amont d’une prématuration avec un investissement de 33 000 € sur 3 mois.

 

Ce projet piloté par Philippe Giegé de l’Institut de Biologie Moléculaire des Plantes (IMBP – UPR 2357) porte sur un procédé permettant de créer des plantes résistantes à différents virus, dits « TLS dépendants ».

L’équipe de l'IBMP a identifié une enzyme capable de couper des fragments spécifiques d’ARN dans certaines organites. Certains virus utilisent ces ARN spécifiques pour se répliquer dans le cytoplasme des cellules.
Le but de la manipulation est d’amener cette enzyme ciseau des organites vers le cytoplasme, afin de couper les fragments d’ARN viral, les empêchant ainsi de se répliquer et d’infecter l’hôte.

Avec l’investissement dans la maturation, 2 méthodes vont être testées sur des plantes d’intérêt économique approuvé :

  • L’Insertion dans le génome du gêne modifié, privé de sa courte séquence de localisation, permettant ainsi son expression dans le cytoplasme.
  • Utilisation d’outils d’édition du génome pour modifier l’ADN codant pour l’enzyme.

 

Ces procédés de transformation seront testés sur 2 plantes : le tabac et le concombre

 

AAP 2014

 

Death Oclock ou comment connaître l’heure de la mort

Investissement : 230 600 € sur une période de 18 mois

Ce projet est piloté par Jonathan Vappou de l’équipe Automatique Vision et Robotique à Icube (CNRS-Unistra).

Death Oclock porte sur un procédé permettant de connaître l’heure exacte de la mort lorsqu’elle est intervenue dans les 24h par méthode thermométrique.

La méthode thermométrique actuellement pratiquée varie beaucoup selon les conditions de mesure, la morphologie du corps et les conditions dans laquelle la mort s’est déroulée.

Dans le cadre d’une rencontre avec Jean-Sébastien Raul, médecin légiste, Jonathan Vappou a développé une sonde non intrusive qui peut communiquer de façon très précise l’heure de la mort du défunt en mesurant la température au centre du cerveau pendant une durée d’au moins 30 minutes. Cette mesure dépend beaucoup moins des conditions extérieures que la méthode actuelle.

 

L’investissement va notamment permettre de designer un prototype sous forme de casque et de valider son fonctionnement. Les essais seront ensuite réalisés sur des modèles de cerveaux en gélatine, et testés ex-vivo.

 

DECORATE ou comment développer des catalyseurs durables

Investissement : 360 400 € sur une période de 18 mois

Ce projet est piloté par Cuong Pham-Huu, Directeur de Recherche à l’Institut de chimie et procédés pour l’énergie, l’environnement et la santé ICPEES (Unistra-CNRS) et co-développé avec une équipe italienne de l’ICCOM à Florence.

DECORATE porte sur le développement d’un catalyseur qui a comme particularité d’être sans métaux et avec un revêtement à base de carbone.

Les industries chimiques, pétrolières, gazières produisent du sulfure d’hydrogène qui est un gaz toxique mortel et pour retraiter ces effluents, les gaz sont dépolluées par des unités spécifiques de retraitement utilisant des catalyseurs.

La valeur ajoutée du catalyseur DECORATE réside dans son support et son revêtement spécifiques. Grâce à cela il est attendu pour mieux résister aux altérations et il sera plus facilement recyclable et régénérable. Les catalyseurs métalliques sont plus sensibles et ne sont pas facilement recyclables.

 

L’investissement consenti aujourd’hui par Conectus Alsace à travers la maturation en co-conception avec un industriel du domaine, va notamment permettre de :

  • Améliorer la synthèse et tester le catalyseur à différentes concentration de gaz pour augmenter la sélectivité du catalyseur. À l’issue de ces étapes, le laboratoire sera en capacité à répondre à toutes les problématiques des industriels.
  • Réaliser des tests plus poussés sur la régénération du catalyseur
  • Tester directement au sein d’une industrie.

 

Minime ou comment mieux appréhender son circuit électrique

Investissement : 159 000€ sur une période de 18 mois

Ce projet est piloté par Alain Dieterlen, Directeur de l’équipe Imagerie Microscopique 3D et Traitement d’Image du Laboratoire Modélisation, Intelligence, Processus et Systèmes (MIPS) de l’Université de Haute Alsace.

Minime porte sur un système qui détecte de manière non intrusive les appareils électriques branchés sur le réseau, permet de les identifier et de déterminer leur consommation via les perturbations qu’ils créent, et prédit les opérations de maintenance via le suivi de leurs signatures.

Ce système aide les industriels à réaliser des économies sur leurs consommations globales en visualisant les machines électriques facteurs de coûts et de prévenir une éventuelle panne ou détérioration d’un appareil.

 

 

L’Investissement dans la maturation de Conectus Alsace porte sur :

  • La preuve de concept via un démonstrateur sur circuit intégré
  • Démontrer la possibilité de la maintenance prédictive
  • Développer un logiciel pour visualiser les résultats
  • Tests auprès de plusieurs sites industriels rhénans

 

ChiralRes ou comment séparer en conditions douces des composés chiraux sans colonne.

Investissement : 343 760 € sur une période de 18 mois

Ce projet est piloté par Thomas Hermans, Directeur du Laboratoire des Systèmes complexes hors équilibre à l’Institut de Science et d’Ingénierie Supramoléculaires (ISIS – Unistra CNRS).

ChiralRes porte sur un procédé adapté qui vise à séparer les particules de l’ordre du nanomètre c’est-à-dire aussi bien des molécules que des protéines & anticorps.

Ce procédé offre déjà la possibilité de séparer des énantiomères sans utiliser diverses phases stationnaires chirales très couteuses pour l’industrie pharmaceutique. Cette technique douce fonctionnerait également pour séparer des mélanges de protéines et/ou anticorps sans aucun risque de dégradation.

 

L’investissement consenti par Conectus Alsace offre à l’équipe de recherche de :

  • Déterminer le potentiel de cette technique de séparation
  • Quelle taille minimum de particules il serait possible de séparer
  • Quels types de matériaux conviennent le mieux à cette technique
  • Mettre en place un prototype qui soit compatible avec la séparation souhaitée.

 

 

 

MicroBTEX ou comment développer un analyseur de polluants de la famille du benzène dans l’air intérieur

Investissement : 331 460 € sur une période de 18 mois

Ce projet est porté par Stéphane Le Calvé, chargé de Recherche au CNRS à l’Institut de Chimie et des Procédés pour l’Energie, l’Environnement et la Santé (UMR 7515).

MicroBTEX porte sur la détection de Benzène et ses dérivés, de manière à répondre aux exigences de mesure imposées par le décret de 2009 relatif à la mesure de polluants dans l’air intérieur.

Conectus Alsace a financé ce nouveau projet, tout d’abord en prématuration sur 8 mois pour un montant de 49 000€.

L’investissement consenti pour la maturation comporte 3 étapes :

  • Etude de l'architecture des appareils (prototypage pour laboratoire, design to cost, et conception de l’électronique)
  • Fabrication de deux prototypes de l'analyseur pour répondre à deux besoins différents du marché
  • Validation des appareils en laboratoire, puis sur site et enfin par un organisme accrédité indépendant

MicroBTEX viendra compléter l’analyseur déjà existant « MINI FORMALAIR » et issu de l’ancien fonds de maturation de Conectus Alsace.

Ce projet avait donné lieu à la création de la start’up In’Air Solutions dont le business model s’articule autour de la conception d’appareillages de

précision pour la détection de polluants dans l’air. MicroBTEX complètera idéalement leur offre commerciale actuelle.

 

Stradi ou comment faire naviguer les internautes autrement

Investissement : 135 000€ sur 18 mois

 

Ce projet est piloté par Pierre-Alain Muller du laboratoire Modélisation, Intelligence, Processus et Systèmes (MIPS) à l’UHA.

Stradi porte sur la mise au point d’un logiciel qui permet une classification en temps réel des internautes qui naviguent sur des sites marchands en fonctions de leurs actions. Ce nouvel outil offre aux sites d’e-commerce de développer des fonctionnalités de recommandation produit/offres commerciales basées sur le marketing comportemental, afin d’augmenter le taux de conversion.

 

L’investissement aujourd’hui consenti par Conectus Alsace à travers la maturation, va notamment assurer le développement intégral d’un système de classification des utilisateurs et dans un second temps, de le tester en temps réel.

 

 

LASERJET ou comment graver le plus finement possible avec un laser.

Investissement : 170 000 € sur une période de 18 mois

Ce projet est piloté par Sylvain Lecler du Laboratoire Icube (Unistra-CNRS)

LASERJET porte sur la gravure laser à échelle micrométrique grâce à un procédé (jet photonique) qui permet de concentrer le laser pour atteindre des finesses de gravures ultimes. Ce procédé permet notamment le micro marquage, et plus particulièrement du marquage anticontrefaçon et tout cela à moindre coût par rapport aux solutions actuelles.

Ce projet a bénéficié dans un premier temps d’une prématuration pour mettre en œuvre la preuve de concept.

L’investissement consenti aujourd’hui par Conectus Alsace à travers la maturation, va notamment permettre de :

  • Caractériser ce procédé sur divers matériaux :

                     Etablir la finesse ultime qu’il est possible d’atteindre pour chaque matériau

                     Connaître la vitesse de gravure atteignable pour chaque matériau

  • Estimer avec précision la durée de vie du système dans une perspective industrielle

A l’issue de ces étapes, le laboratoire sera en capacité à répondre à toutes les problématiques des industriels.

 

SSGT ou comment éliminer des cellules cancéreuses par thérapie génique

Investissement : 348 448 € sur une période de 18 mois

Ce projet est piloté par Anas Fadloun, rattaché à l’équipe du Docteur Davidson "Contrôle de l’expression des gênes et cancer" de l’IGBMC.

SSGT porte sur le développement d’une stratégie de rupture innovante, permettant le ciblage spécifique de certaines cellules cancéreuses grâce au détournement d’une caractéristique génétique leur étant propre. Cette stratégie pourra notamment être mise en œuvre pour des thérapie géniques par un gêne suicide, sur des cancers résistants avec métastases.

Ce projet a bénéficié dans un premier temps d’un financement par le LabEx INRT puis d’une prematuration Conectus Alsace. Durant ces 2 étapes, Anas Fadloun a pu sélectionner certains types de cancers sur lesquels sa stratégie fonctionne (cancer du côlon et du sein). La pré maturation a été l’occasion de réaliser une preuve de concept in vitro montrant que cette approche est efficace et sélective des cellules cancéreuses : elle permet l’élimination des cellules cancéreuses, mais pas des cellules ne présentant pas la caractéristique génétique en question.

L’investissement consenti pour la maturation offre la possibilité de réaliser une preuve de concept in vivo dans un modèle de souris de xénogreffe pour scruter les métastases et les éradiquer.

Préalablement, l’équipe aura dû faire une preuve de concept in vitro avec une lignée cellulaire cancéreuse humaine permettant l’observation des métastases, une fois transplantée dans le modèle animal, et démontrer la conservation de l’efficacité après la vectorisation thérapeutique utilisable in vivo.

 

Dynacure, une nouvelle stratégie de thérapie des myopathies centronucléaires

Investissement : 379 407 € sur une période de 18 mois

Ce projet est piloté par Jocelyn Laporte, chef de l’équipe « Physiopathologie des maladies neuromusculaires » à l’IGBMC.

Le projet Dynacure porte sur le développement d’une stratégie thérapeutique pour les Myopathies Centronucléaires (CNM), un groupe de myopathies graves et très rares, et pour lesquelles aucune thérapie n’existe aujourd’hui.

Suite à la découverte initiale par l’équipe du rôle de la Dynamine 2 dans une des 3 CNMs, un investissment de prématuration Conectus Alsace a été consentit. L’ensemble des travaux réalisés par l’équipe de Jocelyn Laporte a permis de de démontrer que la diminution, par croisement génétique, du niveau d’expression de la Dynamine 2, permet la survie des modèles murins de 2 des CNMs, et a également permis de développer une stratégie exogène de diminution du niveau de Dynamine 2 (par shRNA)

L’investissement consenti pour la maturation doit permettre de réaliser les preuves de concept in vivo de plusieurs stratégies exogènes visant à diminuer le taux de Dynamine 2 (shRNA, exon-skipping et oligonucléotides antisens) dans les modèles murins de 2 CNMs.

 

ANAPEP ou comment développer un analgésique de palier 3

Investissement : 311 000 € sur une période de 18 mois

Ce projet est piloté par Yannick Goumon, de l’équipe « Déterminant moléculaire de la douleur » à l’INCI de Strasbourg (Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives).

ANAPEP porte sur la mise au point d’un nouvel analgésique pour le traitement des douleurs sévères, qui se positionne en tant que substitut ou alternative à la morphine sans les effets secondaires.

Ce projet a bénéficié dans un premier temps d’une prématuration Conectus Alsace qui a permis d’étudier sa puissance analgésique, sa cinétique et son mode d’action.

L’investissement consenti pour la maturation offrira dans un premier temps la possibilité de caractériser le profil du candidat en termes d’effets secondaires et de tolérance induites en comparaison à la morphine. La seconde étape résidera dans l’étude de son efficacité dans des modèles de douleur divers et la dernière visera à dé-risquer la préclinique règlementaire ultérieure via un package complet ADME/Tox (Métabolisation et toxicité).

 

ISIS-STRAS ou comment démocratiser l’utilisation d’une plateforme endoscopique flexible pour la chirurgie mini-invasive

Investissement : 382 000€ sur une période de 18 mois

Ce projet piloté par Michel de Mathelin, Directeur du Laboratoire ICube porte sur la motorisation et la télémanipulation d’une plateforme endoscopique flexible de chirurgie par les orifices naturels.

Aujourd’hui, la manipulation manuelle de ce type de plateforme est complexe, demande un temps de formation important et l’implication de 2 chirurgiens. Le Laboratoire de Michel de Mathelin a développé un système qui permet sa télémanipulation, avec une interface adaptée aux mouvements de l’endoscope et des instruments chirurgicaux.

L’Investissement consenti par Conectus Alsace doit amener ce système robotisé de l’endoscope à un prototype compatible avec la réalisation d’essais cliniques (analyse des risques, stérilisation…).

Les avantages de cette technologie sont nombreux comme la manipulation par un seul utilisateur et l’acquisition plus rapide de la dextérité nécessaire. Avec ce système, il sera possible de généraliser les procédures mini-invasive pour l’ablation des tumeurs des cancers colorectaux.

L'IRCAD, à travers notamment l'implication du Professeur Marescaux et du Docteur Dallemagne a contribué à la réalisation des travaux antérieurs et a apporté son soutien au montage du projet de maturation ISIS-STRAS - http://www.ircad.fr/

 

XYZ IRM ou comment utiliser les technologies de la micro-electronique au service des IRM

Investissement : 267 000€ sur une période de 18 mois

Ce projet piloté par Luc Hebrard du laboratoire ICube porte sur la réalisation d’un dispositif de positionnement d’outils médicaux dans l’IRM.

L’investissement consenti par Conectus Alsace a pour objectif de développer un système de positionnement d’aiguille en IRM interventionnelle fonctionnel.

Le praticien pourra alors placer rapidement (un sytème clipsable sur aiguille de cryoablation) et très précisément son instrument médical, sans risque d’erreur, puisque grâce à cette innovation l’imageur IRM suit en permanence la position de l’outil.

Les principaux avantages de ce système sont sa précision, sa légèreté, son aspect « plug and play » et la réduction du temps d’intervention.

 

HisTyx ou comment identifier lors d’une greffe, les donneurs les plus compatibles.

Investissement : 368 778€ sur une période de 18 mois

Ce projet piloté par Siamak Bahram, Directeur du laboratoire ImmunoRhumatologie Moléculaire (IRM) (U1109) porte sur le développement d’un kit de typage (HLA) Human Leucocyte Antigen par Séquençage Nouvelle Génération (NGS).

Lors d’une greffe, ce kit offre la possibilité de vérifier la comptabilité HLA entre les individus (donneur et receveur) afin d'éviter tout phénomène de rejet.

Il existe sur le marché d’autres méthodes de typage HLA, mais toutes ces méthodes présentent des inconvénients qui peuvent in fine aboutir à une ambiguïté dans le typage.

L’investissement consenti par Conectus Alsace porte sur le développement du kit et du logiciel d’analyse qui sera associé. Ce logiciel propre au typage HLA sera exploitable par les cliniciens permettant ainsi des résultats plus rapides.

 

BR297 ou comment traiter les effets indésirables liés aux chimiothérapies

Investissement : 329 200 € sur une période de 18 mois

Ce projet piloté par le Professeur Guy Mensah du laboratoire Biopathologie de la Myéline, Neuroprotection et Stratégies Thérapeutiques (U1119) porte sur la validation préclinique d’un traitement des effets secondaires douloureux induits par les chimiothérapies.

Cette technologie a l’avantage d’agir à la fois sur le symptome douleureux, tout en traitant les causes profondes de la douleur.

L’investissement consenti par Conectus Alsace offre la possibilité d’évaluer l’efficacité de ce traitement dans des modèles de douleurs chimio-induites et des modèles cancéreux. La voie d’administration et la pharmacocinétique seront également explorées.

Ce projet a bénéficié par ailleurs de financements en pré-maturation Conectus Alsace pour élucider le mécanisme d’action de la molécule BR297.

 

Artios ou comment régénérer les lésions ostéochondrales

Investissement : 374 227 € sur une période de 18 mois

Ce projet piloté par Nadia Jessel de l’Unité Inserm 1109 Immunorhumatologie moléculaire, équipe « Nanomédecine régénérative dentaire et ostéoarticulaire », vise au développement d’une nouvelle génération d’implant bioactif pour la médecine régénérative et plus particulièrement pour la reconstruction de l’os, du cartilage et de l’unité ostéochondrale.

La technologie comprend une membrane tridimensionnelle nanostructurée associée à des cellules organisées en micro-tissus (sphéroides de cellules) leur conférant également un environnement tridimensionnel. Ce biomatériau innovant permet une reconstitution plus rapide et en profondeur au cœur de l’implant.

L’investissement de Conectus Alsace sert à réaliser les études de biocompatibilité et d’efficacité sur le gros animal, le tout en accord avec les normes de développement précliniques de tels dispositifs médicaux.

A l’issue du projet, la technologie sera valorisée au sein d’une start-up.

 

Predmed ou comment trouver la meilleure stratégie thérapeutique

Investissement : 154 000 € sur 12 mois

Ce projet porté par Dominique Bagnard du Laboratoire 1109 Immunorhumatologie moléculaire, équipe « Microenvironmental Niche in tumorigenesis and targeted therapy » propose un nouvel algorithme prédictif de l’efficacité de traitement thérapeutique du cancer.

Cette approche inédite permet de hiérarchiser les voies pro-tumorales dominantes afin de déterminer la meilleure stratégie thérapeutique possible. Cet outil apporte aux cliniciens l'information qui leur permet d'individualiser et optimiser le schéma thérapeutique de chaque patient.

L’investissement de Conectus Alsace contribuera à généraliser le test aux différents types de cancers, notamment colon et prostate, et à justifier de son utilité clinique en établissant le lien entre la signature déterminée par l’outil et l’efficacité de réponse au traitement choisi dans des modèles in vivo.
Ce projet a par ailleurs bénéficié d’un financement Médalis, axé sur le glioblastome.

 

AAP 2013

BioMetPoly : un catalyseur et un procédé de catalyse pour la production d’un polymère biosourcé (PLA)

Montant alloué : 132 000 € sur une période de 15 mois

Ce projet de Samuel Dagorne de l’Institut de Chimie de Strasbourg porte sur l’utilisation de catalyseurs métalliques simples et performants pour la production d’acide polylactique (PLA).

Les procédés industriels actuels de synthèse de PLA à partir du monomère lactide mettent en jeu des catalyseurs à base d’étain utilisés à haute température pour une efficacité optimale. Bien que ce catalyseur d’étain ne présente pas en soi une toxicité avérée, l’utilisation de ce métal s’avère sujette à controverses. De plus, la tendance actuelle s’inscrit dans la recherche de nouveaux procédés permettant d’accéder à un PLA de meilleure qualité (point de fusion élevé, régularité de la structure du matériau) pour que ce dernier puisse supplanter les polymères issus d’hydrocarbures.

Le catalyseur de l’invention du Professeur Dagorne permet de :

  • s’affranchir de l’utilisation de dérivés d’étain,
  • de minimiser les coûts de production (température, temps de réaction),
  • d’obtenir un polymère régulier permettant de nouvelles applications pour le PLA.

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra à l’équipe du Dr Dagorne de travailler sur la production de plusieurs catalyseurs et de produire ainsi différents polymères, ainsi que de financer les études de polymérisation sur les unités pilotes.

 

BioReliable : un réactif spécifique et formant des conjugués stables avec les fonctions thiols des cystéines : ligand APN 

Montant alloué : 345 500€ sur une période de 18 mois

Ce projet d’Alain Wagner, chercheur au CNRS et à la Faculté de Pharmacie de Strasbourg, porte sur l’invention d’un linker stable utiliser pour fonctionnaliser les protéines, peptides et anticorps.

Le couplage spécifique avec la fonction thiol de cystéines constitue la méthode la plus couramment utilisée pour le marquage de protéines ou d’anticorps. Les technologies actuelles présentent toutes certaines limitations notamment en termes de cinétique de couplage et de stabilités du réactif ou du conjugué formé. En particulier, les dérivés de maléimides sont les plus fréquemment utilisés mais sont sujets à dégradation partielle en milieu physiologique. Ce nouveau linker permet ainsi de fonctionnaliser les chaînes peptidiques pour leur conférer des propriétés notamment :

  • Une meilleure solubilité
  • Une plus grande stabilité en milieu physiologique
  • Une meilleure délivrance dans la cible
  • Une capacité d’extraction d’un mélange
  • Une fluorescence  pour la détection

Les agents développés lors de ce projet, les APN, réagissent avec les fonctions thiols pour former une liaison covalente de manière quasi-irréversible. Ils permettent de répondre à cette problématique en présentant 3 avantages majeurs par rapport aux autres agents de couplage :

  • Ils sont très stables en milieu physiologique
  • Ils forment rapidement des conjugués stables et résistants à l’hydrolyse
  • Ils possèdent une excellente sélectivité pour les thiols.

De par l’investissement de Conectus Alsace, l’équipe du Dr Wagner pourra diversifier la bibliothèque de produits dans l’optique de proposer une gamme complète de réactifs pour la bioconjugaison. De plus, le projet permettra de valider cette preuve de concept en produisant des conjugués anticorps-drogues dont la stabilité et l’efficacité seront démontrés.

 

 

Ti-Implants : Des implants dentaires avec ostéointegration améliorée

Montant alloué : 297 000 € sur une période de 18 mois

Ce projet porté par Adèle Carrado et Geneviève Pourroy de l’IPCMS consiste en une méthode de recouvrement successif d’une surface en titane par du titanate de sodium puis du phosphate de calcium appliquée à des implants dentaires.

Les implants dentaires permettent de remplacer les déficiences de dentition du patient dues aux accidents, aux caries et autres fragilisations liées à l’âge. L’implant est introduit dans la mâchoire du patient et requiert un temps d’intégration au tissu osseux en préalable de l’ajout de la céramique de recouvrement. Le titane (Ti) de haute pureté est le matériau privilégié pour les implants dentaires du fait de son coût modéré et de son excellente compatibilité avec l’organisme.

Néanmoins, l’ostéointégration peut s’avérer longue et incommodante pour certains patients, provoquant parfois le rejet de l’implant.

La technologie développée dans ce projet permet de s’affranchir de ces inconvénients. En effet, la surface de titane est partiellement oxydée avant d’être recouverte de Ca-P par trempage ou spin-coating et 2 étapes de traitement thermique permettent de renforcer l’adhésion de l’hydroxyapatite sur le titane. La nouvelle surface possède ainsi les avantages suivants :

  • Meilleure adhésion de la couche de Ca-P au titane
  • Morphologie alvéolaire du dépôt proche de la structure osseuse
  • Ces caractéristiques obtenues grâce au procédé proposé permettent une meilleure ostéointégration du matériau implanté avec les tissus osseux. Par ailleurs, l’enchainement d’étapes proposé présente d’autres atouts dans sa mise en oeuvre :
  • Implant non dégradé par le procédé de fabrication (pas de micro-fissures)
  • Procédé de fabrication simple ne nécessitant que des cuves de trempage et un four de cuisson
  • Possibilité de contrôle de l’épaisseur de la couche de Ca-P (modularité).

Grace au Fonds d’investissement dans la maturation de projets innovants de Conectus Alsace, les équipes de recherche pourront dans un premier temps effectuer des tests sur éprouvettes traitées avec ce procédé afin de vérifier qu’il ne fragilise pas le matériau. Dans un second temps, il s’agira de réaliser des tests in vitro et in vivo sur un implant de référence soumis au dit procédé afin de mesurer la croissance cellulaire et effectuer ensuite des tests d’implantologie sur des sujets animaux.

 

Thiapo - NPFF ou comment traiter l’hyperalgésie due à l’administration d’opiacés.

Montant alloué : 312 400 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par le Professeur Bourguignon du laboratoire Innovations Thérapeutiques porte sur le développement de nouveaux outils pharmacologiques visant à contrecarrer certains effets secondaires des opiacés.

En effet, les opiacés comme la morphine utilisés pour le traitement de la douleur provoquent paradoxalement une hypersensibilité à la douleur s’ils sont utilisés à fortes doses (lors des anesthésies) ou en utilisation prolongée : les patients ressentent une douleur supérieure à la normale lors d’un stimuli douloureux.

Pour répondre à cette problématique, l’équipe du Professeur Bourguignon développe une molécule ciblant le récepteur NPFF, système endogène de régulation des effets des opiacés, qui permettra d’éviter ces effets secondaires.

L’investissement consenti par Conectus Alsace va permettre dans un premier temps d’évaluer l’intérêt thérapeutique de la molécule sur deux modèles d’hyperalgésie chez la souris en situation douloureuse. Et dans un second temps de la caractériser en termes de propriétés pharmacocinétiques et pharmacodynamiques.

 

S-TRONIC : ou comment apporter une solution technologique aux risques inhérents aux traitements mini-invasifs.

Montant alloué : 333 470€ sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par le professeur Bayle de l’équipe AVR d’Icube avec la participation du Professeur Gangi porte sur un dispositif robotisé d’assistance à des gestes de radiologie interventionnelle répondant à deux objectifs distincts :

  • Sécuriser l’intervention et réduire le risque d’effets secondaires chez les patients
  • Permettre aux radiologuex de pratiquer l’intervention à l’extérieur du champ des rayonnements de l’appareil d’imagerie grâce à l’utilisation d’une commande à distance avec retour d’effort

Ce dispositif innovant développé grâce aux compétences et expertises multidisciplinaires du laboratoire Icube pourra donc bénéficier aux patients et aux radiologues interventionnels.

Chaque année, ce dispositif pourra donc bénéficier à 300 000 patients  soignés dans l’efficacité et le confort des interventions mini-invasives guidées par imagerie. .

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra notamment d’obtenir un prototype fonctionnel du robot et de mettre en place son évaluation pratique

 

MetSyn ou comment traiter le syndrome métabolique

Montant alloué : 285 500€ sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par le Professeur Bousquet du Laboratoire de neurobiologie et pharmacologie cardiovasculaire porte sur le développement d’une molécule (inhibiteur sélectif du récepteur I1 imidazole) pour traiter le syndrome métabolique.

Aujourd’hui près de 30 % des adultes dans le monde sont touchés par le syndrome métabolique, défini par l’observation d’au moins 3 des 4 symptômes suivants chez un patient : surpoids / obésité, hypertension artérielle, intolérance au glucose et dyslipidémie.

A l’heure actuelle chacun des symptômes est traité de manière dissociée ce qui implique un traitement lourd pour le patient qui peut prendre jusqu’à 6 médicaments par jour. Ces combinaisons présentent des risques d’interactions médicamenteuses néfastes. Une molécule unique permettant de remplacer ces combinaisons constituerait un bénéfice clair pour les patients.

Par ailleurs, il semblerait que la prévalence de cette pathologie augmente chez les jeunes enfants et les adolescents, pour qui les thérapies ne peuvent être trop lourdes.

L’équipe du Professeur Bousquet a déjà pu démontrer l’effet de cette molécule originale sur des rats modèles de ce syndrome.

L’investissement consenti par Conectus Alsace a pour objectif de montrer que cette molécule est plus efficace pour le traitement du syndrome métabolique que les molécules administrées aux patients en traitement des différents symptômes.

 

 

HCQ 2.0 ou comment améliorer le traitement du lupus érythémateux disséminé (LED)

Montant alloué : 291k€ sur une période de 18 mois

Ce projet porté par le Professeur Korganow du laboratoire « Immunopathologie et chimie thérapeutique » de l’Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IBMC) de Strasbourg vise à améliorer le traitement de fond du lupus et d’autres pathologies auto-immunes.

L’hydroxychloroquine (Plaquenil®) est actuellement très largement utilisé dans le traitement du LED mais l’utilisation de ce traitement à long terme est limitée, par l’apparition d’une toxicité rétinienne irréversible qui bien que relativement rare, nécessite une surveillance ophtalmique régulière.

Grâce à la découverte des cibles cellulaires de l’hydroxychloroquine responsables de l’effet thérapeutique et également de la toxicité rétinienne, une équipe multidisciplinaire coordonnée par le Professeur Korganow a testé une série de composés chimiques dérivés de HCQ et sélectionné une molécule capable de ne plus interagir avec la cible rétinienne.

L’investissement consenti par Conectus Alsace a pour objectif de développer des analogues du composé sélectionné et tester leur efficacité et leur innocuité sur la rétine sur des modèles caractéristiques du LED.

 

Polaris ou comment évaluer plus rapidement et de façon plus fiable les marges d’exérèses tumorales en cours d’opération.

Montant alloué : 116 655€ sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par le Professeur Zallat du Laboratoire ICUBE UMR 7357 porte sur un dispositif optique basé sur la spectro-polarimétrie pour analyser les marges tumorales lors de l’excision de tumeurs. Dans le cadre d’une chirurgie conservatrice, dont le but est de conserver un maximum de tissus sains afin de préserver l’organe (sein, peau, tête et cou, rectum…), le chirurgien aura pour but de prendre une marge de sécurité la plus faible possible.

Si après analyse anatomopathologique, réalisée après l’intervention chirurgicale, la marge est déterminée comme positive, c'est-à-dire qu'elle contient des cellules cancéreuses, le patient est opéré à nouveau pour enlever cette partie de tissus. Des études menées dans le cadre du cancer du sein ont montré que 40 à 60% des patients devaient subir une seconde voire une troisième intervention chirurgicale si l’analyse des marges tumorales ne peut être effectuée au cours de l’intervention (en conditions peropératoires).

 

Au regard d‘autres approches développées pour ce type d’analyse extemporanées, qui ont pour but d’éviter des opérations ultérieures pour les patients, l’avantage du projet Polaris est de permettre au chirurgien d’évaluer lors de l’intervention ces marges d’exérèse, en un temps très court pour limiter la prolongation du temps d’intervention, avec une forte résolution et sans dégrader les tissus pour permettre une confirmation ultérieure par les analyses anatomopathologiques systématiques.

 

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra notamment, de créer un prototype, de réaliser des tests sur des cellules tumorales et dans un dernier temps de faire des tests en conditions réelles.

 

Coagulation IntraVasculaire Disséminée (CIVD) ou comment mieux la diagnostiquer

 

Montant alloué : 177 870,00 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par les Professeurs Toti du Laboratoire UMR CNRS 7213  et du Professeur Meziani du Laboratoire EA 3072  porte sur le diagnostic de la CIVD dans un contexte de choc septique.

Le choc septique, représente une des principales causes de mortalité dans les unités de réanimation. La prédiction de la CIVD est un enjeu considérable pour les équipes médicales afin d’adapter la prise en charge des patients.

 

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra de valider les biomarqueurs identifiés sur une cohorte multicentrique prospective portant sur 253 patients en choc septique afin d’établir un nouveau score clinique et biologique de la CIVD.

Il s’agira par ailleurs de  mettre au point une trousse de diagnostic précoce, rapide, sensible et spécifique de la survenue de la CIVD, adaptée pour une utilisation, notamment dans une unité de réanimation ou dans les services de soins intensifs.

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Nanograft ou comment obtenir un matériau plus léger et conductible

 

Montant alloué : 219 288,00 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par le Professeur Bernard Durand, Equipe Fibres et Interfaces du Laboratoire de Physique et Mécanique Textiles (LPMT) à l’Université de Haute Alsace porte sur une nouvelle méthode de greffage de nanotubes de carbone sur des fibres de verre et de carbone. Grâce à la croissance de nanotubes de carbone sur les fibres, celles-ci acquièrent des propriétés de conductivité électrique et thermique démultipliées ainsi que des propriétés mécaniques accrues.

L’utilisation de ces fibres dans des matériaux composites leur confère donc des propriétés exceptionnelles de conductivité et de résistance mécanique

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra d’optimiser ce procédé et de mieux caractériser les composites renforcés par des fibres greffées.

 

A l’issue des résultats, les secteurs visés sont nombreux comme l’aéronautique, l’automobile, l’éolien, le bâtiment… . L’attente pour ce type de matériaux, légers et qui ont des propriétés proches des métaux, est forte notamment dans l’industrie des transports pour répondre aux contraintes d’allègement imposée par l’optimisation de l’utilisation des ressources énergétiques

 

Mannovirocide ou comment réduire l’infection par les MST   

Montant alloué : 344 000,00 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par Alain Wagner, Directeur de recherche au Laboratoire de Conception et Application de Molécules Bioactives à la Faculté de Pharmacie à Illkirch (UMR 7199
CNRS / Unistra) et Evelyne Schaeffer, Chargée de Recherche à l’Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire (CNRS UPR 9021) porte sur l’évaluation d’une nouvelle classe de molécules, les mannosides lipidiques. Dans le cadre de ce projet, ces molécules seront formulées et leur efficacité sera mesurée sur divers agents infectieux (virus, bactéries). Plus particulièrement, les produits empêchent la transmission du virus HIV durant les rapports sexuels tout en montrant une action anti-inflammatoire pour limiter l’activation du système immunitaire.

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra à l’équipe de recherche de réaliser les tests pour vérifier l’efficacité sur les tissus vaginaux et sur des souris humanisées.

A l’issue des résultats, les applications industrielles envisagées sont diverses (crèmes vaginales en application directe, intégration à des lubrifiants pour préservatifs …)

 

NGS QC-Generator, un outil de contrôle qualité des anticorps

Montant alloué : 150 000 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par Hinrich Gronemeyer, Directeur de recherche à l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire porte sur la mise au point d’un véritable outil bioinformatique (logiciel et base de données) de contrôle qualité des anticorps utilisés dans le cadre de techniques de séquençages nouvelle génération (NGS). C’est aujourd’hui le premier logiciel de ce type pour valider la qualité des anticorps.

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra à l’équipe de recherche de financer les études pour rendre ce logiciel plus robuste, plus fiable et plus ergonomique.

A l’issue du projet, l’équipe prévoit la création d’une start-up qui réalisera des prestations de services de contrôle qualité pour des tiers.

 

RP CILIA ou comment prévenir la dégénérescence rétinienne

Montant alloué : 234 525 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par Hélène Dollfus, Professeur au Laboratoire de Génétique Médicale porte sur la mise au point d’un traitement pharmacologique visant à prévenir la dégénérescence rétinienne induite par les ciliopathies. Cette condition est hautement invalidante et se manifeste dès l’enfance.

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra à l’équipe de recherche de valider que la combinaison de molécules utilisées fonctionne in vivo. Ce traitement offre à la fois la possibilité de prévenir la mort des cellules de la rétine et de maintenir une fonction visuelle des patients atteints de ce type de maladie rare.

Si les résultats s’avèrent positif, ce traitement pourrait être utilisé également pour d’autres maladies de ce type comme le syndrome de Joubert, la maladie d’Alström…

 

Transpep ou comment développer une thérapie contre le cancer

Montant alloué : 304 290 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par Dominique Bagnard, (Maître de Conférence - Laboratoire MN3T (The Microenvironmental Niche in Tumorigenesis and Targeted Therapy) porte sur la validation d’un nouveau composé peptidique (MTP-NRP1) anti-tumoral. 

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra à l’équipe de recherche de réaliser notamment des études pour la production d’un peptide de qualité GMP (Good Manufacturing Practice) et de trouver la meilleure combinaison de traitement pour affiner le positionnement sur le marché des thérapies ciblées du cancer.

A l’issue de cette phase de maturation, Dominique Bagnard souhaite créer une start-up en vue de commercialiser cette technologie.

 

AAP 2012

AIR-CPG ou comment détecter par simple prise de sang une pathologie asthmatique

Investissement : 193 000 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par Nelly Frossard, Directrice de Recherche Inserm au Laboratoire d’Innovation Thérapeutique à Illkirch (UMR 7200 Université de Strasbourg / CNRS) porte sur la validation d’un biomarqueur sanguin découvert par le laboratoire, permettant de diagnostiquer, et de différencier, les pathologies de type BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) et asthme.

Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de simple et rapide permettant d’effectuer ce diagnostic en « première ligne » en différenciant l’asthme de la BPCO, et ce à faible coût. Les techniques actuelles, lourdes pour le patient, exigent plusieurs tests coûteux.

L’investissement consenti par Conectus Alsace permettra à l’équipe de recherche, dans un premier temps, de valider ce biomarqueur et de vérifier sa spécificité et sa sélectivité en recrutant les patients supplémentaires pour chacune de ces deux maladies, ainsi que des patients atteints d’autres maladies inflammatoires chroniques.

Dans un second temps, les travaux financés permettront de développer un kit de diagnostic qui, par son faible coût et sa simplicité d’utilisation, permettra au praticien d’établir un diagnostic fiable, précoce et différencié, et de permettre ainsi une meilleure prise en charge des patients.

Synaggreg ou comment détecter de nouvelles molécules pour lutter contre les maladies du système nerveux

Investissement : 101 000 € sur une période de 12 mois

Ce projet présenté par Yvon Trottier, Directeur de recherche à l’IGBMC à Illkirch (UMR 7104
CNRS / Unistra / Inserm) et son collaborateur Fabrice Klein porte sur la mise en place d’un outil de recherche qui vise à identifier des molécules potentiellement actives sur différentes maladies caractérisées par le dépôt d’agrégats protéiques amyloïdes (Huntington, Alzheimer, diabète de type II, etc.). Cette méthode de criblage est basée sur l’étude de la cinétique d’agrégation de polypeptides amyloïdes impliqués dans diverses pathologies.
L’investissement consenti par Conectus Alsace permet à l’équipe de recherche d’automatiser cette méthode, d’optimiser ses performances, et de rendre possible le criblage à très haut débit de banques de molécules modulatrices d’agrégation.

Au-delà d’un objectif de commercialisation de la méthode en tant que telle, ce projet permettra, au travers du criblage de certaines chimiothèques, d’identifier des combinaisons de principes actifs prometteurs pour le traitement des pathologies amyloïdes, un enjeu sanitaire et financier essentiel pour nos sociétés.

CLD ou comment optimiser la délivrance d’acides nucléiques thérapeutiques pour traiter l’asthme et les maladies respiratoires   

Investissement : 141 000 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par Luc Lebeau, Directeur de recherche au Laboratoire de Conception et Application de Molécules Bioactives à la Faculté de Pharmacie à Illkirch (UMR 7199
CNRS / Unistra) porte sur la validation de l’efficacité de délivrance d’acides nucléiques dans les voies respiratoires. La thérapie génique a longtemps suscité de nombreux espoirs pour un grand nombre de patients, cependant aucune thérapie à grande échelle n’a pu être mise en place. La raison principale réside dans la difficulté à délivrer efficacement l’acide nucléique thérapeutique sur une cible pathologique, sans engendrer une toxicité trop importante.

Initialement destinée aux maladies géniques, l’apparition de la technologie siRNA permet aujourd’hui d’envisager ce type de traitement pour un grand nombre de pathologies, notamment certains cancers.

L’investissement consentit par Conectus Alsace permet à l’équipe de recherche de réaliser les tests de leur vecteur dans des modèles d’asthme sur souris, afin de s’assurer de sa non-toxicité et son efficacité de délivrance. C’est une étape essentielle qui permettra de valider l’efficacité du dispositif in vivo.

Cela permettra d’envisager par la suite d’intégrer tout type d’acide nucléique thérapeutique pour des tests dans des pathologies pulmonaires chez l’homme.

OneagainstS100b ou comment réduire l’hyper-réactivité bronchique dans l’asthme et la BPCO

Investissement : 250 000 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par Yann Hérault, Directeur de recherche au sein du Département de Médecine Translationnelle & Neurogénétique de l’IGBMC (UMR 7199 CNRS / Unistra / Inserm) porte sur la mise au point d’un anticorps monoclonal capable de neutraliser la protéine S100B, impliquée dans le contrôle de la réponse respiratoire dans les cas d’asthmes sévères ou de BPCO.

Les pathologies respiratoires représentent une charge importante pour la société. En effet, on estime que le BPCO sera la 3e ou 4e cause de mortalité dans le monde d'ici à 2030 et l'asthme avec 300 millions de personnes touchées est l'une des maladies chroniques les plus répandues.

A l’aide du Fonds d’investissement dans la maturation de projets innovants de Conectus Alsace, l’équipe de Yann Hérault pourra tester l’efficacité in vivo de cet anticorps monoclonal sur des modèles murins de pathologies respiratoires et valider son innocuité pour différentes stratégies de traitement (préventif ou curatif).

Cette étape franchie, l’équipe approchera des partenaires privés afin de passer à une phase d’essais cliniques chez l’homme.

Dosimed ou comment mesurer en direct la dose de radiation reçue lors d’un examen d’imagerie.   

Investissement : 185 000 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par le Professeur Jean-Marc Jung, de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien – Département Recherche Subatomique à Strasbourg (UMR 7178
CNRS / Unistra) porte sur la mise au point d’un dosimètre ayant comme spécificité de mesurer en direct et localement la dose de rayons X délivrée sur le patient lors d’un examen d’imagerie. Contrairement aux appareils standards, il est invisible à l’image et donc n’interfère pas dans le diagnostic.

Actuellement aucun dosimètre n’offre la possibilité de connaître en temps réel la dose de rayons X délivrée sur un patient. Cet appareil répond à une demande à la fois réglementaire et sanitaire, et son excellente sensibilité lui permettra à l’avenir d’obtenir une certification.

L’investissement consenti par Conectus Alsace permet au département de recherche dans un premier temps de mesurer la performance de l’appareil en effectuant des tests sur des fantômes cylindriques mimant un petit animal. Et dans un second temps l’appareil sera calibré par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), avant d’être testé sur tous les types d’appareils de radiologie existants (mammographie, scanner, radiologie médicale, imagerie interventionnelle)

RiboViz ou comment traiter les maladies liées aux pathogènes eucaryotes. 

Investissement : 162 268 € sur une période de 18 mois

Ce projet présenté par Nicolas Garreau de Loubresse de l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire porte sur l’optimisation d’un procédé de cristallographie du ribosome eucaryote, seul ou en combinaison avec des ligands.

Cette invention basée sur la cristallisation du ribosome eucaryote est unique au monde. Cet outil de recherche offre la possibilité de concevoir et d’optimiser des molécules pour combattre les pathologies infectieuses telles que les champignons et les parasites. Á plus long terme ce procédé pourrait permettre d’élaborer des modulateurs du ribosome humain pour traiter les maladies rares ou le cancer.

L’investissement consenti par Conectus Alsace permet d’améliorer la performance de cet outil et sa résolution.

PNDS ou comment optimiser la délivrance de siRNA pour traiter les pathologies du foie.

Investissement : 172 000 € sur une période de 18 mois

Ce projet est porté par Guy Zuber, Docteur au Laboratoire de Conception et d’Application de Molécules Bioactives au sein de l’Equipe Pharmacie Biogalénique à Illkirch (UMR 7199 CNRS/Unistra). Avec l’association de l’équipe de Biovectorologie (UMR 7199 CNRS/Unistra) Guy Zuber a mis au point un système de délivrance de siRNA in vivo.
L’investissement consentit par Conectus Alsace permet à l’équipe de recherche de réaliser le test de leur vecteur afin de s’assurer de son efficacité de  délivrance in vivo. En ciblant dans un premier temps les cellules du foie, ils chercheront à démontrer la capacité de leur vecteur à délivrer un siRNA thérapeutique spécifique d’un cancer hépatique, ceci dans un modèle animal maîtrisé par l’équipe Biomatériaux Actifs et Ingénierie Tissulaire (UMR 977 Unistra/Inserm). Cette démonstration permettra d’envisager l’utilisation de ce vecteur pour délivrer d’autres siRNA thérapeutiques au niveau du foie (hépatite C, hypercholestérolémie…), voire pour le traitement par cette stratégie de pathologies attaquant d’autres organes, sous réserve de lui associer un système d’adressage spécifique.